Jazz Au Fil de l'Oise 2017

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Sur cet album venez découvrir les photos de la 22ème édition du festival Jazz au Fil de l'Oise, du 14 octobre au 16 décembre 2017.

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Si vous souhaitez obtenir des clichés issus de ce reportage, n'hésitez pas à me contacter par mail (thiebaut_p@yahoo.fr).

Merci à Isabelle Mechali et Claudette de San Isidoro pour l'autorisation d'utiliser les textes issus du programme du festival.

Album Concerts 2017 JAFO95 2012 JAFO95 2013 JAFO95 2014 JAFO95 2015 JAFO95 2016 Galerie photos Pascal Thiébaut Jazz Au Fil de l'Oise
14 octobre Harold Lopez-Nussa , Viaje Trio
Pontoise, avec Harold Lopez-Nussa : piano & Fender Rhodes, Gaston Joya : contrebasse, Rodney Barreto : batterie
Avec la musique de son récent album Viaje, le Cubain Harold López-Nussa introduit avec pertinence le Voyage auquel sera convié le public de cette 22e édition. Reconnu par les siens (Chucho Valdés, Gonzalo Rubalcaba) comme l’un des fleurons de la nouvelle génération
des musiciens cubains, le pianiste au jeu subtil nous embarque avec ses compagnons de route dans sa rêverie musicale. De l’Afrique à l’Amérique, la musique groove pour rejoindre son port d’attache, La Havane. L’élégance et la musicalité y triomphent avec bonheur.
04 novembre Bugge Wesseltoft Solo
Pontoise, avec Bugge Wesseltoft : piano
Pionnier de la tendance « nu jazz », transition du jazz plus traditionnel vers une version moderne, le pianiste scandinave, en se lançant dans ses expérimentations électroniques, a acquis une notoriété bien au-delà de la scène jazz contemporaine. Artiste aux multiples facettes, récompensé par de nombreux prix pour son sens unique du jazz, Bugge Wesseltoft nous fera l’honneur de son tout nouveau projet à paraître en octobre en piano solo, prometteur d’un moment de plénitude, une totale performance musicale, acoustique et contemporaine. Une parenthèse enchantée hors du temps qui devrait nous ravir.
07 novembre Ambrose Akinmusire
Pontoise, avec Ambrose Akinmusire : trompette, Sam Harris : piano, Harish Raghavan : contrebasse, Justin Brown : batterie
D’origine nigériane, Ambrose Akinmusire qui fit ses débuts avec le saxophoniste Steve Coleman, de retour en sa Californie natale, assume ici avec brio sa position de leader sur cet opus dont il est compositeur, interprète et producteur. L’audace artistique dont il fait montre reflète une personnalité singulière qui aime à explorer de nouveaux chemins de traverse souvent empreints de poésie, mais également d’un certain engagement. Un trompettiste inspiré, passionné par la transmission qui revendique, au-delà du jazz, un enracinement profond dans la tradition improvisée.Cette première date en IDF nous offrira la découverte de son tout nouvel opus live A Rift in Decorum.
07 novembre Dhafer Youssef, "Diwan of Beauty and Odd"
Pontoise, avec Dhafer Youssef : oud, Aaron Parks : piano, Matt Brewer : contrebasse, Ferenc Nemeth : batterie
Dhafer Youssef nous offre dans Diwan Of Beauty And Odd une dualité des plus séduisantes, celle du beau et de l’étrange mêlés. Avec sa capacité extraordinaire à transcender les genres et les frontières des mesures simples, il joue avec l’asymétrie des temps impairs pour nous livrer une musique intrigante dans sa complexité mais dont la beauté demeure appréhensible car universelle. Accompagné de la fine fleur du jazz new-yorkais, ce vocaliste unique et oudiste tunisien promet un voyage envoûtant, fusionnel et émotionnel qui unit les influences orientales au groove urbain et new-yorkais, avec à la clé un message d’espoir de paix universelle, subtilement délivré.
10 novembre Mosalini-Teruggi, "Chamuyo" Cuarteto
Mériel, avec Juanjo Mosalini : bandonéon, Sebastien Surel : violon, Romain Descharmes : piano, Leonardo Teruggi : contrebasse
Né de la volonté de s’engager dans une voix toujours plus originale, le Cuarteto a inventé un territoire de rencontres décrit ainsi : « Le chamuyo est l’art argentin du verbe, l’art de convaincre, de séduire l’autre. Subtile et malicieuse, cette pratique peut nous prendre à notre propre piège. Nous décidons de prendre l’époque à contre-courant en proposant une démarche unique loin du tango d'antan. La force de nos racines, les couleurs, les accents, les contrastes expressifs et rythmiques se distillent tout au long de notre répertoire. Argentins mais résolument cosmopolites, les sentiers que nous avons arpentés sont la source inépuisable de notre inspiration. ». « La passion, la fougue, la langueur mélancolique, tout y est.... C’est énergique et élégant. ».
12 novembre Art Sonic, "Le Bal Perdu"
Butry-sur-Oise, avec Sylvain Rifflet : saxophone et clarinette, Joce Miennel : flûte, Cedric Chatelain : hautbois et cor anglais, Baptiste Germser : cor, Antoine Berquet : basson, Didier Ithursarry : accordéon
Depuis le début de sa formation, l’ensemble Art Sonic conduit par Joce Mienniel et Sylvain Rifflet rejoints par des instrumentistes de haut vol, n’a cessé de porter un regard attentif sur l’héritage et la transmission des musiques dites populaires ; chercher ici et là des pièces d’un répertoire nouveau qui n’était pas celui des quintettes à vent plus classiques. Alors, revisiter la valse musette s’est naturellement imposé à leur univers tout comme la présence de l’accordéoniste Didier Ithursarry qui aime croiser le souffle de son instrument à celui de soufflants pour nous faire un peu plus tourner les têtes. Boris Vian y côtoie Jo Privat, Gainsbourg flirte avec Django... Faites valser vos idées préconçues et ce petit bal sera loin d’être perdu pour tout le monde !
14 novembre Hugh Coltman, "The Great American Song Book Went To New Orleans"
Herblay, avec Hugh Coltman : voix, Camelia Jordana : voix, Ben L'Oncle Soul : voix, Jerome Etcheberry : trompette, Frederic Couderc : clarinette, Jerry Edwards : trombone, Pierre Bertrand : saxophone alto, Didier Havet : soubassophone, Thomas Naim : guitare, Gael Rakotondrabe : piano, Raphael Chassin : batterie
Dans la continuité de faire revivre le grand répertoire américain de la chanson, l‘Anglais et Parisien d’adoption Hugh Coltman, issu de la scène blues-rock prend le large vers ce petit bout de France que fut la Nouvelle-Orléans, berceau du blues et du jazz. Entouré d’un brass band constitué de solistes de premier rang rompus au swing évoquant les ensembles néo-orléanais, le chanteur croise sa voix avec deux vocalistes exceptionnels, Ben L’Oncle Soul, maestro de la Soul Music et China Moses qui a la musique dans la peau depuis sa plus tendre enfance. Un voyage qui s’annonce sous des cieux les plus dépaysants, en compagnie de personnalités de telle envergure.
15 novembre Roberto Fonseca, "Abuc"
Cergy, avec Ucha : voix, Javier Zalba : saxophone, flûte et clarinette, Jimmy Jenks : saxophone, Matthew Simon : trompette, Roberto Fonseca : claviers et voix, Yandy Martinez : basse
électrique & contrebasse, Ramses "Dinamite" Rodriguez : batterie, Adel Gonzalez : percussions

Abuc, Cuba écrit à l’envers, est le 8e album à l’actif de Roberto Fonseca ; son 1er publié par le fameux label Impulse. Le brillant pianiste, que l’on a vu se produire dans les projets les plus divers et sur les plus grandes scènes, annonce la couleur du répertoire : celui de la riche histoire de la musique cubaine. Avec le talent qu’on lui connaît, sa connaissance de la musique, tant traditionnelle que moderne, Roberto Fonseca rebat toutes les cartes et offre sa vision décomplexée de la musique, mêlant sans vergogne, allusions au passé et traits délibérément contemporains, dans un tourbillon coloré de timbres, de délire d’énergie, d’inventivité qui appellent tout notre être à l’exultation.
16 novembre Laurent de Wilde, Ray Lema "Riddles" Duo
Cergy, avec Laurent De Wilde : piano, Ray Lema : piano
Une génération sépare ces deux bourlingueurs du piano. Cela ne peut qu’exciter leur soif de connaissances ! L’envie de travailler ensemble les tenaillait depuis vingt-cinq ans. Ray Lema et Laurent De Wilde l’ont fait, piano contre piano, oreille dans l’oreille, le travail avance et la musique mûrit sous leurs doigts. Jouer le moins de notes possibles, et juste les bonnes devient leur seul credo. Une énigme (Riddle) à laquelle ils vont devoir répondre devant les 88 touches de leur instrument. Dix pièces en résultent, dans lesquelles ils expriment leur joie de jouer ensemble, de danser constamment sans jamais se marcher sur les pieds, de tricoter des rythmes et des mélodies aux mille couleurs imprévues. L’histoire d’une belle amitié entre deux grands musiciens.
17 novembre Yom & Baptiste-Florian Marle-Ouvrard, "Prière Duo"
Collégiale Saint-Martin de Montmorency, avec Yom : clarinette, Baptiste-Florian Marle-Ouvrard : grandes orgues
L’un est clarinettiste « d’origine klezmer » comme il aime à se définir, spécialiste des musiques juives ashkénazes; l’autre est titulaire des grandes orgues de l’Église Saint-Eustache à Paris et de Saint-Vincent de Clichy-la-Garenne à seulement 33 ans, concertiste international en plus d’être musicien d’Office. La recherche autour de la musique sacrée a commencé en 2011 pour Yom, avec le Silence de l’Exode, oeuvre poignante qu’il nous avait donnée à entendre lors d’un dernier concert à Auvers-sur-Oise. Il devenait naturel pour le clarinettiste Yom d’initier une rencontre avec l’organiste Baptiste-Florian Marle-Ouvrard, d’unir leur quête musicale du sacré en un duo exceptionnel. Une musique en forme de prière destinée à nous soulever de terre, dans une communion exaltante, sans distinction de religion.
18 novembre Agathe Jazz Quartet
Marines, avec Agathe Iracema : voix, Leo Montana : piano, Christophe Wallemme : contrebasse, Pierre-Alain Tocanier : batterie
Agathe Iracema a le jazz dans la peau ; gracieuse et mutine, dotée d’un timbre de voix enchanteur, d’une incroyable présence scénique et d’une grande maturité artistique, l’âme métissée de la franco brésilienne enflamme l’auditoire, ne cesse de le surprendre par son aisance, sa fraîcheur. Encouragée dans la voie artistique depuis son plus jeune âge et adoubée par la grande dame du jazz new-yorkaise Sheila Jordan, elle crée son premier quartette à quinze ans ! La chanteuse est aujourd’hui l’un des plus beaux espoirs de la scène musicale. Entourée de talentueux musiciens, aucun doute, Agathe Iracema, concentré de vie et d’énergie, est sur la route du succès.
19 novembre Big Band du Conservatoire de Musique de Persan
Persan, avec Patrick Laviron : direction musicale
En première partie de Birth Of The Cool Nonet.
19 novembre Birth Of The Cool Nonet featuring Fabien Mary
Persan, avec Fabien Mary : trompette, Guillaume Perez : saxophone alto, Franck Olivier : saxophone baryton, Norbert Vergonjanne : cor, Jerry EEdwars : trombone, Sebastien Rouillard : tuba, Laurent Colombani : guitare, François Mechali : contrebasse, Andrea Michelutti : batterie
Après avoir quitté le groupe de Charlie Parker, Miles Davis commence à chercher une voie originale et à réconcilier le raffinement d'un "big band" avec la transparence d'une petite formation. De cette recherche naît le nonet qui entre en studio après un court engagement au club Royal Roost (New-York) en janvier et avril 1949 et encore en mars 1950. Le directeur artistique du label Capitol, Pete Rugolo, nommera ce projet Birth of the Cool en 1957 au moment où l'ouvrage sera édité. C'est une sorte de "workshop" où les musiciens sont à leur tour aussi arrangeurs et compositeurs. Gerry Mulligan, Gil Evans, John Lewis, Johnny Carisi sous la baguette de Davis. Sous la férule du batteur Andrea Michelutti, ce concert commenté retracera la genèse et les étapes de ce projet qui a marqué l'histoire du jazz.
23 novembre Emile Parisien , "Sfumato"
Jouy-le-Moutier, avec Emile Parisien : saxophone soprano, Vincent Peirani : accordéon, Manu Codja : guitare, Julien Touery : piano, Bruno Chevillon : contrebasse, Mario Costa : batterie
Le turbulent jeune homme de 34 ans, Émile Parisien, a choisi de rassembler ici des complices de longue date, pour jouer la musique de Sfumato - technique de peinture qui floute les contours - 7ème album à son actif. Vincent Peirani, grand musicien, que le public du festival a eu le bonheur d’apprécier entre autres, dans le tandem qu’il formait déjà en 2014 avec Émile Parisien et récompensé par deux prix aux Victoires du Jazz de la même année, respectivement révélation et artiste de l’année ! Que dire de la magie du guitariste Manu Codjia qui teinte merveilleusement le discours de ses partenaires, lui aussi habitué de Jazz au fil de l’Oise. Mario Costa, Julien Touery et Florent Nisse ferment la boucle de ce sextette. Surgit une musique passionnée, libre et riche de contrastes. Ceux qui ont déjà vu Émile Parisien, surnommé The Snake, se produire sur scène savent qu'il incarne le jazz, corps et âme !
24 novembre Vincent Segal & Ballaké Sissoko, "Musique de nuit" Duo
Ermont, avec Vincent Segal : violoncelle, Ballake Sissoko kora
Musique de Nuit est le fruit d’escapades nocturnes qui parfois durent jusqu’au petit matin, entre ces deux amis qui se retrouvent pour jouer sur le toit-terrasse d’une bâtisse à Bamako, loin du fracas. Après le succès retentissant de Chamber Music que le festival avait honoré en son temps, ce second album vient fortifier un lien de cordophone, fécondé par une amitié musicale qui dure depuis plus de dix ans et de quelques deux cents concerts du Duo. Un dialogue dans lequel les deux instruments s’interpellent, se répondent du tac au tac, ou parlent d’une même voix avant que l’un des deux ne s’échappe, bientôt rejoint par l’autre… « Nous sommes dans l’échange, dans l’oralité, dans l’instant improvisé », commente Vincent Segal. Ballaké Sissoko est peu bavard, sa musique parle aux étoiles.
25 novembre Laura Perrudin, "Poisons & Antidotes"
Vauréal, avec Laura Perrudin : harpe chromatique et voix
Entièrement réalisées et produites à partir de sons issus de sa harpe électrique - conçue sur-mesure - et de la voix, les chansons du nouvel album solo de Laura Perrudin s’aventurent dans des univers sonores évoquant Amon Tobin, Björk, Portishead ou encore Flying Lotus aussi bien que sur les chemins sinueux des harmonies impressionnistes d'un Debussy, d'un Ravel ou d'un Wayne Shorter. Une esthétique très singulière qui avait eu le don de nous subjuguer lors d’une prestation concernée par un précédent album. Nous avons hâte de goûter au breuvage enivrant fraîchement pressé par la belle musicienne, Poisons & Antidotes, allusion à la métaphore du pharmakon (signifiant à la fois remède et poison) qui au-delà du concept saura nous réjouir et faire jaillir l’émotion.
25 novembre Chronicles David Linx
Vauréal, avec David Linx : voix, Manu Codja : guitare, Armel Dupas : claviers, Timothee Robert : basse électrique, Corentin Rio : batterie
Résultat d’un long processus créatif mené depuis de longs mois en connivence avec le talentueux compositeur et pianiste Armel Dupas, le chanteur David Linx nous présente son nouveau groupe, CHRONICLES. Une nouvelle ère s’annonce en première mondiale, au sein du festival. Le répertoire se présente en forme de nouvelles littéraires. Chaque chanson raconte une bribe d’histoire, est le fruit d’une réflexion ou d’une réminiscence, bouts de chemins, souvenirs ou évoque l’élaboration d’une nouvelle attitude pour affronter le monde de demain, celui de nos enfants et de nos espoirs. Une introspection inspirée par un poème de James Baldwin « Inventory On Being 52 », à découvrir.
26 novembre Yaron Herman, "Y" Trio
Eragny-sur-Oise, avec Yaron Herman : piano, Bastien Burger : contrebasse, Ziv Ravitz : batterie
Y, marque autobiographique de Yaron Herman ? Une volonté d’unité ? « Je trouve que cette lettre ressemble à un arbre » confie-t-il. Y serait donc un alliage hétéroclite qui forme un tout aussi solide qu’un tronc, la naissance d’un nouveau trio soudé (Yaron/Bastien/Ziv), une suite de racines qui auraient fini par bourgeonner. Ce qui semble assuré, c’est que pour le pianiste cet opus est avant tout une histoire de son(s). Chaque morceau explore une nouvelle piste, des cloches inaugurales de Phoenix aux choeurs célestes de Dreamson. Quand il en parle, on a l’impression d’entendre moins un musicien qu’un metteur en scène : « Je ne pense pas ma musique en termes d’images, mais je ressens la profondeur et l’espace ». Nous nous y plongerons avec délice.
1er décembre Miu & Carlos Queiroz Duo
Vauréal, avec Miu Queiroz : voix et claviers, Carlos Queiroz : guitare
Née de parents brésiliens, la jeune femme grandit aux rythmes du jazz, de la samba et de la soul. Les compositions de Miu Queiroz sont un véritable melting-pot musical où la chaleur brésilienne se mélange aux sonorités jazz, pop et folk. Repérée suite à un appel à talents et soutenue par la Sacem, elle vient de signer son 1er opus.
1er décembre Laurent Coulondre, "Gravity Zero"
Vauréal, avec Laurent Coulondre : piano et claviers, Arthur Hnatek : batterie
La Révélation Jazz aux Victoires de la Musique de l'année, est le parangon de cette génération sans complexe. Le jeune homme brillant, hyperactif est en phase avec lui-même. Sur ses claviers, tout travaille simultanément, les deux mains, les deux pieds, son corps tout entier est dévoué à la musique, aux grooves inextricables qu’il tisse avec ses partenaires. Laurent Coulondre a convoqué sur Gravity Zero, son second album et son terrain de jeu, une kyrielle de merveilleux batteurs dont Martin Wangermée, élu sur ce concert qui a remporté en juin dernier le prix du meilleur instrumentiste du prestigieux Concours national de La Défense 2017. Une musique qui exulte et qui se soucie du son, de l’espace et de l’interaction. Laurent Coulondre est lancé, vite et pour longtemps !
02 décembre Lucky Peterson, "Tribute to Jimmy Smith"
Beaumont-sur-Oise, avec Nicolas Folmer : trompette, Kelyn Crapp : guitare, Lucky Peterson : orgue Hammond B-3 et voix, Jaelun Washington : batterie
Lucky Peterson à l’orgue Hammond, voilà qui est étonnant dans sa carrière de bluesman ! Douze ans après la disparition de Jimmy Smith, le célèbre guitariste américain décide de rendre hommage à cette figure de l’orgue rencontrée à l’âge de dix-sept ans et avec laquelle il s’est produit en duo sur scène, tous deux à l’orgue Hammond. Un jazz teinté de soul et de blues, une musique qui groove et que l’on pourrait qualifier de jazz’n’blues ; la guitare est confiée à un jeune musicien Kelyn Crapp qui sait faire sonner ses cordes comme le grand Wes Montgomery, pendant que la batterie est tenue par Jaelun Washington de Dallas, enfin la présence lumineuse du trompettiste français Nicolas Folmer ferme le ban de ce groupe prestigieux. À ne pas rater !
03 décembre Anja Lechner & François Couturier, "Moderao Cantabile" Duo
Osny, avec Anja Lechner : violoncelle, François Couturier : piano
Après une décennie de travail en commun dans le Tarkovsky Quartet, la violoncelliste Anja Lechner et le pianiste Franҫois Couturier nous invitent à un voyage entre Orient et Occident. Ils approchent la musique avec des points de vue différents : Anja Lechner est une soliste classique qui porte un intérêt hors du commun à l’improvisation, François Couturier est un artiste de jazz voyageant toujours plus loin du jazz. Dans Moderato Cantabile, les arrangements des oeuvres de trois compositeurs étrangers fascinants, G.I. Gurdjieff, Komitas et Federico Mompou y sont à l’honneur. Le violoncelle prend presque le rôle d’un chanteur et les compositions de François Couturier fonctionnent comme des éléments contrastés mais complémentaires. Une musique remarquable, inhabituelle qui enchante.
09 décembre Paul Lay, "Alcazar Memories" Trio
Neuville, avec Paul Lay : piano, Isabel Sörling : voix, Simon Tailleu : contrebasse
Alcazar Memories rend hommage aux racines de la chanson populaire française, plus particulièrement provençale, et suédoise. Une affirmation du travail de composition et d’écriture qui marque le talent de Paul Lay, déjà salué par de multiples récompenses, Grand Prix Jazz Charles Cros en 2014, Prix Django Reinhardt de l’Académie du Jazz en 2016… Il offre une alchimie parfaite entre la connaissance de l’histoire de la musique, classique, jazz et cette capacité à en extraire une nouvelle direction, de nouvelles voies pour présenter un univers où l’on se sent immédiatement conquis. Isabel Sörling, étoile vocale montante de la scène jazz européenne et le brillant Simon Tailleu contribuent largement à ce renouveau musical qui rend le bonheur contagieux.
10 décembre Naissam Jalal, "Quest of Invisible", Création
Courdimanche, avec Naïssam Jalal : flûtes, Leonardo Montana : piano, Claude Tchamitchian : contrebasse
De parents syriens, cette musicienne accomplie et engagée qu’est Naïssam Jalal avait su émouvoir aux larmes avec son groupe Rhythms Of Resistance ; elle est l’artiste invitée de cette édition. Dans cette nouvelle création, la flûtiste réunit le pianiste Leonardo Montana et le contrebassiste Claude Tchamitchian pour une quête de l’Invisible. Ce nouveau répertoire est à la croisée des musiques mystiques extra occidentales et traditionnelles et du jazz modal. Le silence y possède une place centrale, le rythme mène toujours vers la transe dans une forme répétitive et hypnotique, parfois la voix vient prêter main forte aux instruments pour entrer en contact avec l’Invisible en le nommant. Une création qui oscille entre contemplation et transe, silence et musique.
13 décembre Un jour de blues à Bamako
Saint-Ouen l'Aumône, avec Joce Mienniel : flûtes et guimbarde, Pierre Durand : guitare électrique, Nana Coul : chant, Tanti Kouyaté : chant, Dialimory Sissoko : n’goni, Benjamin Flament : percussions, Amadou Daou : calebasse
“Un Jour de Blues à Bamako” est une invitation à s’immerger dans la nouvelle temporalité de l’Afrique, quand s’entrechoquent lentes ritournelles du blues et fulgurations des rythmes mandingues. Un projet musical franco-malien parfaitement symétrique sous la houlette de Pierre Durand et Joce Mienniel d’où naît une puissante évocation de Bamako qui apparaît soudain dans sa modernité, entre avenir incertain et présent déglingué, entre les sons électriques métalliques urbains et ceux boisés des exilés ruraux. À l’ombre d’un arbre à palabre (façon récup’art), six musiciens racontent en musique l’Afrique d’aujourd’hui, révèlent la profondeur de son passé, la fragilité de son présent, nos racines lointaines.
15 décembre David Neerman, Lansiné Kouyaté, Krystle Warren, Ensemble Sequenza 9.3 dirigé par Catherine Simonpietri, "Noirlac"
Bezons, avec David Neerman : vibraphone, Lansiné Kouyaté : balafon, Krystle Warren : voix, Armelle Humbert : soprano, Céline Boucard : soprano, Sophie Poulain : alto, Marie-George Monet : alto, Safir Behloul : ténor, Laurent David : ténor,Laurent Bourdeaux : basse , Xavier Margueritat : basse,Catherine Simonpietri : direction
Une rencontre née entre les murs de l’abbaye cistercienne de Noirlac où David Neerman et Lansiné Kouyaté, amis depuis plus de 10 ans, étaient en résidence. À l’initiative du vibraphoniste, le projet s’étend rapidement à un métissage plus ambitieux : le mariage musical entre l’univers mandingue du maître des balafons, Lansiné Kouyaté, le griot, celui du jazzman David Neerman au vibraphone, instrument cousin du balafon, tout cela soutenu par un choeur lyrique issu de la musique contemporaine, l’ensemble Sequenza 9.3 et la voix si chaude et rocailleuse de l’américaine Krystle Warren qui vient électriser ce dialogue. Un moment de grâce musicale magnifié par la confrontation d’univers si différents.
16 décembre Django Memories Quartet
Parmain, avec Stochelo Rosenberg : guitare, Hono Winsterstein : guitare, Timbo Mehrstein : violon, Xavier Nikqi : contrebasse
Le film Django, biopic de Django Reinhardt (d’un moment particulier de sa vie, sur l’holocauste de son peuple, les tziganes) nous donne l’occasion d’une plongée au coeur du patrimoine musical français, avec cette figure emblématique du jazz. L’un de ses brillants héritiers, le guitariste Stochelo Rosenberg qui a signé la BO du film, entouré de Hono Winterstein, Timbo Mehrstein (acteurs dans le film, également) et Xavier Nikqi sauront palier aisément les frustrations musicales du film, en nous gorgeant des compositions du maître et de ce répertoire délicieusement swinguant qui fait partie de notre mémoire collective. Un festival qui s’achève avec panache… et danse, pour ceux qui le veulent !